{"id":287,"date":"2026-09-08T15:08:28","date_gmt":"2026-09-08T15:08:28","guid":{"rendered":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/"},"modified":"2026-09-08T17:24:36","modified_gmt":"2026-09-08T17:24:36","slug":"cuisine-salvadorienne-rue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/","title":{"rendered":"D\u00e9couvrez les saveurs authentiques de la cuisine salvadorienne de rue"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Devant un comptoir salvadorien, le choix se joue rarement entre dix plats. Il se joue entre une galette de ma\u00efs farcie, une portion de manioc avec porc croustillant, une soupe dense ou une boisson douce \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales. La cuisine salvadorienne repose sur des produits simples, mais l\u2019\u00e9quilibre entre ma\u00efs, acidit\u00e9, fromage, piment et cuisson lente demande une lecture pr\u00e9cise.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les rep\u00e8res qui permettent de reconna\u00eetre ces repas de rue tiennent dans la composition, la technique et le contexte de service.<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Les <strong>pupusas<\/strong> sont des galettes \u00e9paisses de ma\u00efs ou de riz, garnies puis cuites sur plaque avant d\u2019\u00eatre servies avec curtido et salsa roja.<\/li><li>La yuca con chicharr\u00f3n associe manioc cuit, porc saisi dans sa graisse, chou vinaigr\u00e9 et sauce tomate, avec un contraste de textures tr\u00e8s net.<\/li><li>Le ma\u00efs, les haricots, le manioc, le fromage, le porc et les fruits tropicaux viennent d\u2019une histoire alimentaire m\u00ealant traditions m\u00e9soam\u00e9ricaines et apports espagnols.<\/li><li>Les soupes et les desserts ne sont pas des ajouts d\u00e9coratifs : ils prolongent la m\u00eame culture culinaire autour du bouillon, de la farine de riz, du lait et de la cannelle.<\/li><\/ul>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/#La_cuisine_salvadorienne_de_rue_commence_avec_le_mais_et_les_produits_du_territoire\" >La cuisine salvadorienne de rue commence avec le ma\u00efs et les produits du territoire<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/#Pupusas_salvadoriennes_farces_cuisson_et_service_dans_la_street_food\" >Pupusas salvadoriennes, farces, cuisson et service dans la street food<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/#Yuca_con_chicharron_le_repas_de_rue_salvadorien_entre_manioc_et_porc\" >Yuca con chicharr\u00f3n, le repas de rue salvadorien entre manioc et porc<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/#Soupes_fruits_de_mer_et_plats_traditionnels_servis_au_Salvador\" >Soupes, fruits de mer et plats traditionnels servis au Salvador<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/#Desserts_cafe_et_boissons_dans_la_culture_culinaire_salvadorienne\" >Desserts, caf\u00e9 et boissons dans la culture culinaire salvadorienne<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/cuisine-salvadorienne-rue\/#Comment_reconnaitre_des_saveurs_authentiques_dans_la_gastronomie_de_rue_salvadorienne\" >Comment reconna\u00eetre des saveurs authentiques dans la gastronomie de rue salvadorienne<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_cuisine_salvadorienne_de_rue_commence_avec_le_mais_et_les_produits_du_territoire\"><\/span>La cuisine salvadorienne de rue commence avec le ma\u00efs et les produits du territoire<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cuisine salvadorienne ne se r\u00e9duit pas \u00e0 un assemblage de plats \u00e9pic\u00e9s. Son socle est m\u00e9soam\u00e9ricain, avec le ma\u00efs, les haricots, la courge, le cacao, le manioc et le piment comme produits alimentaires anciens. Les populations lenca, pipil et maya vivaient sur ce territoire bien avant la colonisation espagnole et travaillaient d\u00e9j\u00e0 ces cultures dans des pr\u00e9parations adapt\u00e9es aux repas collectifs et aux ventes de march\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ma\u00efs sert de p\u00e2te, d\u2019\u00e9paississant et d\u2019accompagnement. Il donne la structure des pupusas, entre dans certaines soupes et se retrouve aussi sous forme de boisson. Cette pr\u00e9sence explique pourquoi la gastronomie de rue salvadorienne peut sembler directe au premier regard : une p\u00e2te, une garniture, une plaque chaude. Pourtant, la qualit\u00e9 d\u00e9pend de la texture de la masa, de l\u2019humidit\u00e9 de la farce et de la ma\u00eetrise de la cuisson.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019arriv\u00e9e espagnole, \u00e0 partir du XVIe si\u00e8cle, a modifi\u00e9 ce garde-manger sans effacer les bases locales. Le lait, le beurre, le riz, le bl\u00e9, la canne \u00e0 sucre, le poulet, les moutons et surtout le porc ont pris place dans les habitudes alimentaires. La yuca con chicharr\u00f3n montre clairement ce croisement : le manioc vient des cultures am\u00e9ricaines, tandis que le porc appartient aux animaux introduits pendant la p\u00e9riode coloniale.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le caf\u00e9 est arriv\u00e9 plus tard dans les usages du pays et s\u2019est impos\u00e9 comme produit d\u2019exportation au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle. Dans un repas de rue, il ne joue pas le m\u00eame r\u00f4le qu\u2019un espresso aval\u00e9 debout. Il accompagne souvent le pan dulce, les g\u00e2teaux \u00e0 la farine de riz ou les biscuits parfum\u00e9s \u00e0 la cannelle. La boisson chaude prolonge le temps du march\u00e9 plut\u00f4t qu\u2019elle ne cl\u00f4t seulement un repas.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les ingr\u00e9dients qui donnent leur identit\u00e9 aux sp\u00e9cialit\u00e9s locales<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le loroco est un bon marqueur pour comprendre les saveurs authentiques lorsqu\u2019elles reposent sur des crit\u00e8res concrets. Cette plante indig\u00e8ne produit des boutons floraux comestibles, utilis\u00e9s dans certaines farces de pupusas avec du fromage. Son go\u00fbt v\u00e9g\u00e9tal, l\u00e9g\u00e8rement floral et parfois proche de l\u2019asperge, ne se remplace pas vraiment par une herbe europ\u00e9enne sans changer le r\u00e9sultat.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le g\u00fcisquil, aussi appel\u00e9 chayote, appara\u00eet dans les soupes avec les pommes de terre, les carottes et le ma\u00efs. La texture est douce et aqueuse, ce qui permet de l\u2019int\u00e9grer \u00e0 un bouillon charg\u00e9 en viande ou en os sans l\u2019alourdir. Le chipil\u00edn, le pourpier, l\u2019\u00e9pazote et le pipi\u00e1n appartiennent \u00e9galement au vocabulaire v\u00e9g\u00e9tal de la r\u00e9gion, m\u00eame s\u2019ils restent moins faciles \u00e0 trouver hors d\u2019Am\u00e9rique centrale.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les fruits compl\u00e8tent ce paysage alimentaire. Mangue, papaye, noix de coco, banane et pitahaya se vendent facilement sous forme fra\u00eeche, en boisson ou en dessert. Les fruits avec glace et cannelle constituent un service simple, mais coh\u00e9rent avec un pays o\u00f9 la fra\u00eecheur du produit compte autant que la cuisson sur plaque.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un point de vente de street food, la contrainte serait l\u2019approvisionnement. Le loroco frais, le queso duro blando ou certains piments ne se trouvent pas avec la m\u00eame r\u00e9gularit\u00e9 que le cheddar et les sauces industrielles. Remplacer ces produits sans l\u2019indiquer revient \u00e0 vendre une galette de ma\u00efs g\u00e9n\u00e9rique, pas une pr\u00e9paration situ\u00e9e dans la culture culinaire salvadorienne.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9f\u00e9rence historique la plus utile reste le produit et sa fonction. Le ma\u00efs nourrit la p\u00e2te, le porc apporte le gras, le curtido apporte l\u2019acidit\u00e9 et le fromage ajoute le sel : c\u2019est cette construction qui rend les plats traditionnels lisibles d\u00e8s la premi\u00e8re bouch\u00e9e.<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1536\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/cuisine-salvadorienne-plat-complet.jpg\" alt=\"Plat salvadorien complet avec pupusa, manioc frit et soupe aux l\u00e9gumes\" class=\"wp-image-289\" srcset=\"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/cuisine-salvadorienne-plat-complet.jpg 1536w, https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/cuisine-salvadorienne-plat-complet-300x200.jpg 300w, https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/cuisine-salvadorienne-plat-complet-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/cuisine-salvadorienne-plat-complet-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1536px) 100vw, 1536px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Illustration g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par intelligence artificielle.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Pupusas_salvadoriennes_farces_cuisson_et_service_dans_la_street_food\"><\/span>Pupusas salvadoriennes, farces, cuisson et service dans la street food<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les pupusas sont le plat national du Salvador et disposent d\u2019une journ\u00e9e de c\u00e9l\u00e9bration dans le pays. Elles ressemblent \u00e0 des pains plats \u00e9pais, pr\u00e9par\u00e9s avec une p\u00e2te de ma\u00efs nixtamalis\u00e9 ou, selon les versions, avec de la farine de riz. La comparaison avec l\u2019arepa colombienne ou v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne peut aider \u00e0 visualiser le format, mais la m\u00e9thode de fermeture et les garnitures donnent aux pupusas leur propre place.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La p\u00e2te est aplatie dans la main, garnie, referm\u00e9e puis press\u00e9e de nouveau avant cuisson sur une plaque chaude. La garniture ne doit pas percer la p\u00e2te. C\u2019est le premier d\u00e9faut visible sur un service rapide, car le fromage coule sur la plaque, br\u00fble et ralentit la cuisson suivante. Une pupusa propre garde une \u00e9paisseur r\u00e9guli\u00e8re et une surface marqu\u00e9e, sans devenir s\u00e8che.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les garnitures les plus r\u00e9pandues associent le fromage, les haricots frits et le chicharr\u00f3n hach\u00e9. Le terme chicharr\u00f3n d\u00e9signe ici une pr\u00e9paration de porc finement travaill\u00e9e pour la farce, pas uniquement des morceaux de couenne souffl\u00e9e. La revuelta, tr\u00e8s courante, combine g\u00e9n\u00e9ralement fromage, haricots et porc. Une pupusa de queso y loroco met en avant le contraste entre un fromage sal\u00e9 et les boutons floraux du loroco.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le curtido et la sauce rouge ne sont pas des accompagnements secondaires<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une assiette de pupusas arrive habituellement avec du curtido et une salsa roja. Le curtido repose sur du chou finement \u00e9minc\u00e9, des carottes, de l\u2019oignon, de l\u2019eau, du vinaigre, du sel et de l\u2019origan. Il peut contenir du piment, mais son r\u00f4le principal reste l\u2019acidit\u00e9 et le croquant, pas la force.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le m\u00e9lange peut reposer quelques heures ou plusieurs jours. Pour une pr\u00e9paration domestique inspir\u00e9e des pratiques d\u00e9crites au Salvador, un repos de <strong>4 heures<\/strong> donne d\u00e9j\u00e0 un chou assoupli et vinaigr\u00e9, tandis que <strong>24 heures<\/strong> au froid d\u00e9veloppent une note plus ferment\u00e9e. Cette dur\u00e9e ne dispense pas d\u2019appliquer les r\u00e8gles d\u2019hygi\u00e8ne adapt\u00e9es au lieu de fabrication et au pays d\u2019exploitation.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En France, un professionnel qui mettrait ce produit au menu doit organiser sa conservation et sa tra\u00e7abilit\u00e9 selon le r\u00e8glement europ\u00e9en CE n\u00b0 852\/2004 relatif \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne des denr\u00e9es alimentaires. Ce texte fixe le cadre g\u00e9n\u00e9ral, mais il ne remplace ni le plan de ma\u00eetrise sanitaire ni l\u2019analyse men\u00e9e avec un professionnel comp\u00e9tent. Le probl\u00e8me courant n\u2019est pas la recette : c\u2019est le bac de curtido pr\u00e9par\u00e9 en quantit\u00e9, mal refroidi ou conserv\u00e9 trop longtemps pendant plusieurs services.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>\u00c9l\u00e9ment servi avec les pupusas<\/th>\n<th>Composition courante<\/th>\n<th>Fonction dans l\u2019assiette<\/th>\n<th>Rep\u00e8re de pr\u00e9paration<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Pupusa de queso<\/td>\n<td>P\u00e2te de ma\u00efs ou de riz, fromage<\/td>\n<td>Base chaude, douce et sal\u00e9e<\/td>\n<td>Cuisson sur plaque jusqu\u2019\u00e0 coloration r\u00e9guli\u00e8re<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Pupusa revuelta<\/td>\n<td>Fromage, haricots, porc hach\u00e9<\/td>\n<td>Farce plus dense et plus grasse<\/td>\n<td>Garniture fine pour \u00e9viter les d\u00e9chirures<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Curtido<\/td>\n<td>Chou, carotte, oignon, vinaigre, origan<\/td>\n<td>Acidit\u00e9 et fra\u00eecheur<\/td>\n<td>Repos de 4 \u00e0 24 heures selon le go\u00fbt recherch\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Salsa roja<\/td>\n<td>Tomate, oignon, ail, sel, parfois piment<\/td>\n<td>Humidit\u00e9 et liaison des saveurs<\/td>\n<td>Servie froide ou \u00e0 temp\u00e9rature ambiante selon le service<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les tacos salvadoriens existent aussi dans les \u00e9tals et les cuisines familiales, mais ils ne doivent pas masquer la place centrale des pupusas. Le mot \u00ab tacos \u00bb renvoie \u00e0 une tortilla garnie et roul\u00e9e ou pli\u00e9e selon les pr\u00e9parations, alors que la pupusa est une galette ferm\u00e9e avant cuisson. M\u00e9langer les deux sous une m\u00eame \u00e9tiquette ferait perdre au lecteur la diff\u00e9rence de p\u00e2te, de geste et de service.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une vid\u00e9o de pr\u00e9paration permet de voir le mouvement des mains, point qu\u2019aucune liste d\u2019ingr\u00e9dients ne restitue correctement.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"D\u00e9couvrez La Table du Nord, un voyage culinaire \u00e0 travers les saveurs authentiques .\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Vf82SYI2USs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la gastronomie de rue, les pupusas ne sont donc pas seulement un produit pratique \u00e0 manger sans couverts. Elles imposent une organisation courte entre fa\u00e7onnage, cuisson et garniture froide, ce qui explique leur pr\u00e9sence durable dans les pupuser\u00edas et les march\u00e9s.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Yuca_con_chicharron_le_repas_de_rue_salvadorien_entre_manioc_et_porc\"><\/span>Yuca con chicharr\u00f3n, le repas de rue salvadorien entre manioc et porc<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La yuca con chicharr\u00f3n est l\u2019un des plats les plus lisibles de la cuisine salvadorienne lorsque l\u2019on veut comprendre l\u2019\u00e9quilibre entre h\u00e9ritage indig\u00e8ne et apports coloniaux. La yuca, ou manioc, est une racine cultiv\u00e9e dans l\u2019Am\u00e9rique tropicale depuis longtemps. Le porc, lui, a \u00e9t\u00e9 introduit par les Espagnols au XVIe si\u00e8cle et s\u2019est install\u00e9 dans de nombreuses pr\u00e9parations populaires.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le plat tient sur quatre composants. La yuca cuite apporte une texture tendre et farineuse. Le chicharr\u00f3n apporte la viande et le gras. Le curtido apporte l\u2019acidit\u00e9. La sauce tomate donne l\u2019humidit\u00e9 qui relie l\u2019ensemble sans cacher le go\u00fbt du manioc.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une publication de Visit El Salvador dat\u00e9e du <strong>20 juillet 2026<\/strong> d\u00e9crit ce plat comme pr\u00e9sent aussi bien dans les march\u00e9s que dans les pupuser\u00edas et les \u00e9tablissements sp\u00e9cialis\u00e9s appel\u00e9s yuqueras. Cette pr\u00e9cision compte : il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un plat de table familial transpos\u00e9 pour les visiteurs. C\u2019est un repas de rue servi \u00e0 diff\u00e9rents moments de la journ\u00e9e, notamment le matin et en fin d\u2019apr\u00e8s-midi.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La cuisson du manioc exige plus de contr\u00f4le qu\u2019une simple friture<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La racine est pel\u00e9e, d\u00e9coup\u00e9e en morceaux puis cuite dans l\u2019eau sal\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 devenir tendre. Le temps indiqu\u00e9 pour des tron\u00e7ons de manioc est de <strong>20 \u00e0 30 minutes<\/strong>, selon leur diam\u00e8tre, leur fra\u00eecheur et leur vari\u00e9t\u00e9. Un morceau encore ferme au centre sera fibreux ; un morceau trop longuement bouilli se casse au dressage et absorbe facilement l\u2019humidit\u00e9 de la sauce.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le fil central dur doit \u00eatre retir\u00e9 apr\u00e8s cuisson lorsqu\u2019il est pr\u00e9sent. C\u2019est une contrainte discr\u00e8te, mais elle change la portion. Dans un service de restauration rapide, laisser ce fil dans l\u2019assiette donne au client une bouch\u00e9e coriace, m\u00eame si le manioc est parfaitement cuit autour.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La version frite suit une logique diff\u00e9rente. Le manioc est d\u2019abord cuit \u00e0 l\u2019eau, puis pass\u00e9 dans une huile chaude pour cr\u00e9er une cro\u00fbte. La friture ajoute de la tenue et du croustillant, mais elle impose une gestion de production plus serr\u00e9e : une yuca frite trop t\u00f4t perd vite son contraste au contact de la salsa roja et du curtido.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le chicharr\u00f3n salvadorien ne se limite pas \u00e0 la couenne frite<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour cette pr\u00e9paration, le porc peut provenir de la poitrine ou des c\u00f4tes. Il mijote d\u2019abord avec ail, sel et une petite quantit\u00e9 d\u2019eau. Lorsque l\u2019eau s\u2019\u00e9vapore, la viande poursuit sa cuisson dans sa propre graisse jusqu\u2019\u00e0 coloration et croustillant. La dur\u00e9e commun\u00e9ment indiqu\u00e9e est de <strong>45 \u00e0 60 minutes<\/strong> pour obtenir une viande tendre avant cette derni\u00e8re phase.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019achiote, aussi appel\u00e9 roucou, peut \u00eatre ajout\u00e9 pour la couleur. Il donne un ton orang\u00e9-rouge et une note terreuse l\u00e9g\u00e8re, mais il ne remplace ni la cuisson lente ni la qualit\u00e9 de la viande. Un porc juste grill\u00e9, pos\u00e9 sur du manioc, peut \u00eatre bon ; il ne reproduit pas le r\u00e9sultat recherch\u00e9 par cette sp\u00e9cialit\u00e9 locale.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le service sur feuille de bananier se rencontre dans certaines pr\u00e9sentations. La feuille peut apporter un parfum discret, mais son usage doit \u00eatre ma\u00eetris\u00e9 dans un cadre commercial : elle doit \u00eatre propre, adapt\u00e9e au contact alimentaire et int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un protocole de stockage. La feuille ne r\u00e8gle jamais un probl\u00e8me de conservation ou de temp\u00e9rature.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les d\u00e9clinaisons avec pepescas, petits poissons frits, ou avec crevettes pr\u00e8s du littoral, montrent que la structure du plat peut rester la m\u00eame tout en changeant de prot\u00e9ine. Le manioc, l\u2019acidit\u00e9 du chou et la tomate servent de rep\u00e8res fixes ; c\u2019est la garniture qui suit davantage les produits disponibles pr\u00e8s des c\u00f4tes ou des zones de culture.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La yuca con chicharr\u00f3n tient parce qu\u2019elle ne cherche pas \u00e0 faire compliqu\u00e9. Chaque \u00e9l\u00e9ment corrige le suivant, et retirer le curtido revient \u00e0 laisser le gras du porc prendre toute la place.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttps:\/\/www.youtube.com\/watch?v=_aN0f8f7iWs\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Soupes_fruits_de_mer_et_plats_traditionnels_servis_au_Salvador\"><\/span>Soupes, fruits de mer et plats traditionnels servis au Salvador<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La street food ne se mange pas toujours debout avec une galette \u00e0 la main. Au Salvador, les soupes font partie des plats traditionnels vendus ou servis dans des contextes populaires, notamment quand le bouillon peut tenir plusieurs heures de cuisson. Elles mobilisent viande, l\u00e9gumes, tubercules, ma\u00efs et aromates dans une m\u00eame marmite, ce qui en fait des repas complets plut\u00f4t que de simples entr\u00e9es.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La sopa de patas est l\u2019une des plus connues. Son bouillon est pr\u00e9par\u00e9 avec des pattes de b\u0153uf, auxquelles s\u2019ajoutent fr\u00e9quemment tripes, manioc, haricots verts, ma\u00efs, courge, banane plantain et g\u00fcisquil. Le nom du plat vient directement des pattes qui donnent de la g\u00e9latine au bouillon et une texture plus \u00e9paisse qu\u2019une soupe de l\u00e9gumes classique.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le plat demande du temps. Il ne s\u2019agit pas d\u2019immerger quelques morceaux de viande dans de l\u2019eau chaude juste avant le service. Les os, les tissus riches en collag\u00e8ne et les tripes ont besoin d\u2019une cuisson prolong\u00e9e pour devenir souples. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce temps qui rend difficile une reproduction fid\u00e8le dans un comptoir con\u00e7u uniquement pour l\u2019assemblage rapide.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les bouillons montrent une cuisine de produits et de saisons<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La sopa de res, soupe de b\u0153uf, r\u00e9unit viande et os de b\u0153uf, carottes, banane plantain, ma\u00efs, pommes de terre et courge. La soupe de poulet utilise selon les versions tomates, poivrons verts, carottes, pommes de terre et g\u00fcisquil. La gallo en chicha emploie du coq, du ma\u00efs et du dulce de tapa, un sucre de canne non raffin\u00e9 qui apporte une note douce.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les pr\u00e9parations de poisson et de fruits de mer prennent davantage de place pendant la p\u00e9riode de P\u00e2ques. Une soupe de poisson peut r\u00e9unir poisson ou fruits de mer, farine de ma\u00efs, tomate, poivron vert, cumin et roucou. Sur le littoral, les ceviches, les crevettes et les poissons permettent une offre plus li\u00e9e \u00e0 l\u2019arrivage, tandis que l\u2019int\u00e9rieur du pays s\u2019appuie plus facilement sur le porc, le poulet et le b\u0153uf.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le lecteur fran\u00e7ais doit \u00e9viter une fausse \u00e9quivalence. La sopa de pata n\u2019est pas un pot-au-feu auquel on aurait ajout\u00e9 du manioc. Les l\u00e9gumes, le ma\u00efs, la banane plantain et le g\u00fcisquil font partie de sa construction. Retirer ces produits pour les remplacer uniquement par des pommes de terre donne un bouillon nourrissant, mais fait dispara\u00eetre la logique alimentaire du plat.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La place des sauces et du piment dans les repas de rue<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le piment est pr\u00e9sent, mais il n\u2019\u00e9crase pas automatiquement les autres go\u00fbts. Les sauces tomates, les vinaigres et les herbes donnent de la profondeur sans imposer une br\u00fblure uniforme. Cette nuance est utile face \u00e0 une vision simplifi\u00e9e des cuisines d\u2019Am\u00e9rique centrale, souvent r\u00e9duites \u00e0 \u00ab \u00e9pic\u00e9 \u00bb alors que l\u2019acidit\u00e9 du curtido joue fr\u00e9quemment un r\u00f4le plus visible.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un format de vente, une soupe soul\u00e8ve une contrainte mat\u00e9rielle simple : le maintien au chaud et le d\u00e9bit. Une marmite ne se g\u00e8re pas comme une plaque \u00e0 pupusas. Le produit doit rester \u00e0 une temp\u00e9rature de service conforme aux r\u00e8gles sanitaires applicables, avec des portions r\u00e9guli\u00e8res et des garnitures qui ne se d\u00e9gradent pas pendant le coup de feu. Les obligations pr\u00e9cises rel\u00e8vent du r\u00e8glement CE n\u00b0 852\/2004 et des contr\u00f4les locaux, \u00e0 v\u00e9rifier avec un professionnel de l\u2019hygi\u00e8ne alimentaire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La richesse de ces bouillons vient de l\u2019accumulation contr\u00f4l\u00e9e des ingr\u00e9dients. Leur place dans la gastronomie salvadorienne rappelle qu\u2019un repas populaire peut \u00eatre long \u00e0 cuire, m\u00eame lorsqu\u2019il est servi vite.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Desserts_cafe_et_boissons_dans_la_culture_culinaire_salvadorienne\"><\/span>Desserts, caf\u00e9 et boissons dans la culture culinaire salvadorienne<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les desserts salvadoriens prolongent les m\u00eames mati\u00e8res premi\u00e8res que les plats sal\u00e9s, avec davantage de lait, de sucre, de farine de riz, de bl\u00e9 et de cannelle. Le pan dulce couvre un ensemble de pains et p\u00e2tisseries sucr\u00e9es consomm\u00e9s avec le caf\u00e9 ou \u00e0 diff\u00e9rents moments de la journ\u00e9e. La logique est celle d\u2019un achat simple, facile \u00e0 partager et adapt\u00e9 \u00e0 la vente de march\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La semita de pi\u00f1a se compose de confiture d\u2019ananas prise entre des couches de p\u00e2te. Elle ne doit pas \u00eatre confondue avec la cemita mexicaine, qui renvoie \u00e0 un sandwich. La quesadilla salvadorienne, malgr\u00e9 son nom, n\u2019est pas non plus une tortilla garnie de fromage : c\u2019est un g\u00e2teau utilisant de la farine de riz et du queso duro blando, souvent fini avec des graines de s\u00e9same.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette pr\u00e9cision de vocabulaire \u00e9vite les mauvaises commandes et les fausses attentes. Dans une cuisine de rue \u00e9trang\u00e8re, les mots voyagent plus vite que les techniques. Le client qui associe syst\u00e9matiquement \u00ab quesadilla \u00bb \u00e0 un produit sal\u00e9 grill\u00e9 passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une p\u00e2tisserie o\u00f9 le fromage sert surtout \u00e0 donner une saveur saline et une texture dense.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Du plantain frit au riz au lait, des textures tr\u00e8s diff\u00e9rentes<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les empanadas de pl\u00e1tano utilisent des bananes plantains tr\u00e8s m\u00fbres. La chair sucr\u00e9e forme une enveloppe autour d\u2019une cr\u00e8me anglaise \u00e0 la vanille, puis l\u2019ensemble est frit et roul\u00e9 dans le sucre. Le plantain ne se traite pas comme une banane dessert encore ferme : il doit \u00eatre suffisamment m\u00fbr pour devenir mall\u00e9able et sucr\u00e9 \u00e0 la cuisson.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le arroz con leche est un riz au lait parfum\u00e9 selon les versions avec anis, anis \u00e9toil\u00e9 ou raisins secs. La poleada, \u00e9galement appel\u00e9e manjar de leche, est pr\u00e9par\u00e9e avec lait, sucre et f\u00e9cule de ma\u00efs, puis parfum\u00e9e \u00e0 la vanille. Le marquesote est une g\u00e9noise \u00e0 la cannelle, parfois \u00e0 l\u2019anis, servie en tranches longues, tandis que les salpores sont des biscuits friables \u00e0 la farine de riz.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces produits ont un int\u00e9r\u00eat concret pour comprendre les formats de vente. Une part de marquesote ou quelques salpores se transportent bien mieux qu\u2019une empanada de plantain tout juste frite. \u00c0 l\u2019inverse, l\u2019empanada apporte une texture chaude qui justifie un service minute. Chaque produit impose donc un rythme diff\u00e9rent entre pr\u00e9paration anticip\u00e9e, stockage et remise au client.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Caf\u00e9, horchata et boissons du quotidien<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le caf\u00e9 occupe une place particuli\u00e8re dans le pays depuis son d\u00e9veloppement \u00e9conomique au XIXe si\u00e8cle. Il accompagne les produits sucr\u00e9s sans forc\u00e9ment \u00eatre trait\u00e9 comme une boisson de sp\u00e9cialit\u00e9 au sens contemporain. Son profil d\u00e9pend de la vari\u00e9t\u00e9, de l\u2019altitude, du s\u00e9chage et de la torr\u00e9faction, mais il reste surtout ancr\u00e9 dans les habitudes quotidiennes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019horchata salvadorienne m\u00e9rite aussi une distinction. Elle ne renvoie pas n\u00e9cessairement \u00e0 la boisson de riz connue dans d\u2019autres pays latino-am\u00e9ricains. Les pr\u00e9parations locales peuvent int\u00e9grer graines et \u00e9pices, avec une texture plus ou moins \u00e9paisse selon la mouture et le filtrage. Il faut demander la composition lorsqu\u2019une recette est pr\u00e9par\u00e9e maison, notamment en cas d\u2019allergie ou d\u2019intol\u00e9rance.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les mangues, papayes, noix de coco et bananes sont \u00e9galement consomm\u00e9es seules ou transform\u00e9es en boissons fra\u00eeches. Un fruit avec glace et cannelle para\u00eet simple, mais il r\u00e9pond \u00e0 une logique de climat et de disponibilit\u00e9. Le sucre ne doit pas automatiquement \u00eatre la premi\u00e8re r\u00e9ponse : un fruit m\u00fbr, bien pr\u00e9par\u00e9 et servi frais porte d\u00e9j\u00e0 une grande part du go\u00fbt.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le caf\u00e9 et les douceurs donnent une autre cadence \u00e0 la street food salvadorienne. Apr\u00e8s la plaque chaude et les marmites, ils montrent une cuisine capable de passer du repas dense \u00e0 la p\u00e2tisserie de march\u00e9 sans changer de produits rep\u00e8res.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comment_reconnaitre_des_saveurs_authentiques_dans_la_gastronomie_de_rue_salvadorienne\"><\/span>Comment reconna\u00eetre des saveurs authentiques dans la gastronomie de rue salvadorienne<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les saveurs authentiques ne se reconnaissent pas \u00e0 un d\u00e9cor, \u00e0 un drapeau ou \u00e0 un nom espagnol sur une enseigne. Elles reposent sur des crit\u00e8res v\u00e9rifiables : une p\u00e2te de ma\u00efs garnie et ferm\u00e9e avant cuisson pour les pupusas, du curtido vinaigr\u00e9 avec chou et origan, un manioc bouilli pour la yuca con chicharr\u00f3n, ou encore une quesadilla servie comme g\u00e2teau et non comme tortilla sal\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La premi\u00e8re v\u00e9rification est la composition. Une pupusa peut avoir plusieurs farces, mais elle doit rester une galette \u00e9paisse cuite apr\u00e8s avoir re\u00e7u sa garniture. Une tortilla industrielle simplement pli\u00e9e autour de viande et de fromage peut \u00eatre un encas correct, mais elle ne correspond pas \u00e0 cette technique. La diff\u00e9rence se voit avant m\u00eame la d\u00e9gustation.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La deuxi\u00e8me v\u00e9rification concerne les accompagnements. Le curtido n\u2019est pas une salade de chou pos\u00e9e pour remplir l\u2019assiette. Son vinaigre, son oignon et son temps de repos servent \u00e0 all\u00e9ger la p\u00e2te et le fromage. Une salsa roja faite de tomate, ail et oignon compl\u00e8te l\u2019ensemble sans remplacer le chou acidul\u00e9.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Lire un menu sans confondre tradition et adaptation commerciale<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les adaptations existent et peuvent \u00eatre utiles, surtout hors du Salvador. Une farce v\u00e9g\u00e9tarienne, un fromage disponible localement ou une version de yuca surgel\u00e9e permettent de maintenir un produit accessible. Le probl\u00e8me commence lorsqu\u2019un menu utilise un terme pr\u00e9cis tout en retirant les \u00e9l\u00e9ments qui le d\u00e9finissent, sans le signaler.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un manioc surgel\u00e9 d\u00e9j\u00e0 pel\u00e9 peut convenir \u00e0 une cuisine domestique ou \u00e0 un service r\u00e9gulier. La donn\u00e9e fournie pour sa cuisson reste la m\u00eame dans l\u2019esprit : compter environ 20 \u00e0 30 minutes dans l\u2019eau pour obtenir une chair tendre, puis v\u00e9rifier chaque morceau. Le gain se situe dans l\u2019\u00e9pluchage et la r\u00e9gularit\u00e9 du calibre, pas dans une r\u00e9duction magique du temps de cuisson.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les portions propos\u00e9es dans les march\u00e9s ne se comparent pas m\u00e9caniquement aux menus fran\u00e7ais. Aucun prix v\u00e9rifiable et homog\u00e8ne n\u2019est fourni ici pour San Salvador, La Libertad ou Sonsonate en 2026, donc annoncer un tarif de rue au hasard ne vous aiderait pas \u00e0 \u00e9valuer une d\u00e9pense. Pour comparer deux offres, regardez plut\u00f4t le nombre de pupusas, la quantit\u00e9 de garniture, la pr\u00e9sence du curtido, la boisson incluse et le mode de service.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un prix isol\u00e9 ne dit rien s\u2019il ne pr\u00e9cise pas la ville, la date, la portion et les accompagnements. Une formule comprenant trois pupusas, salsa et boisson ne peut pas \u00eatre rapproch\u00e9e d\u2019une pi\u00e8ce vendue seule. Cette discipline de comparaison \u00e9vite de confondre un petit prix affich\u00e9 avec un repas complet.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les d\u00e9tails qui comptent dans un service inspir\u00e9 du Salvador<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour un professionnel, la difficult\u00e9 n\u2019est pas de mettre \u00ab pupusa \u00bb sur une ardoise. Elle est de tenir la promesse technique : p\u00e2te souple, farce r\u00e9partie, plaque assez chaude, curtido pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 l\u2019avance et service rapide. Une organisation mal pens\u00e9e cr\u00e9e vite des galettes qui attendent trop longtemps, un fromage fig\u00e9 et un chou qui d\u00e9trempe la surface.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La viande de porc pour le chicharr\u00f3n demande aussi une production s\u00e9par\u00e9e de la cuisson du manioc. Les deux produits n\u2019ont ni le m\u00eame temps, ni la m\u00eame r\u00e9action au maintien. Le porc a besoin de passer par une phase de mijotage avant de croustiller, alors que la yuca perd de sa tenue si elle reste trop longtemps dans l\u2019eau ou sous sauce.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les repas de rue salvadoriens deviennent plus clairs d\u00e8s qu\u2019on regarde le geste et le produit plut\u00f4t que le seul intitul\u00e9. Une pupusa bien faite, une yuca \u00e9quilibr\u00e9e et une p\u00e2tisserie correctement nomm\u00e9e racontent davantage le Salvador qu\u2019une carte charg\u00e9e de mots interchangeables.<\/p>\n\n<h3>De quoi sont faites les pupusas salvadoriennes ?<\/h3>\n<p>Les pupusas sont pr\u00e9par\u00e9es avec une p\u00e2te de ma\u00efs ou parfois de riz. Elles sont g\u00e9n\u00e9ralement garnies de fromage, de haricots, de porc hach\u00e9 appel\u00e9 chicharr\u00f3n, ou de loroco, puis cuites sur une plaque chaude.<\/p>\n<h3>Quelle est la diff\u00e9rence entre une pupusa et un taco ?<\/h3>\n<p>La pupusa est une galette \u00e9paisse ferm\u00e9e autour de sa garniture avant cuisson. Les tacos salvadoriens reposent sur une tortilla garnie, roul\u00e9e ou pli\u00e9e selon la pr\u00e9paration, ce qui donne une structure et une texture diff\u00e9rentes.<\/p>\n<h3>Qu\u2019est-ce que le curtido servi avec les pupusas ?<\/h3>\n<p>Le curtido est un accompagnement de chou \u00e9minc\u00e9, carotte, oignon, vinaigre, eau, sel et origan. Il repose au moins quelques heures et apporte une acidit\u00e9 qui \u00e9quilibre le fromage, le porc et la p\u00e2te de ma\u00efs.<\/p>\n<h3>Comment se pr\u00e9pare la yuca con chicharr\u00f3n ?<\/h3>\n<p>Le manioc est pel\u00e9, bouilli environ 20 \u00e0 30 minutes puis parfois frit. Il est servi avec du porc mijot\u00e9 puis croustillant, du curtido et une sauce tomate \u00e0 l\u2019ail et \u00e0 l\u2019oignon.<\/p>\n<h3>La quesadilla salvadorienne est-elle un plat sal\u00e9 ?<\/h3>\n<p>Non. La quesadilla salvadorienne est une p\u00e2tisserie proche d\u2019un g\u00e2teau, souvent pr\u00e9par\u00e9e avec farine de riz, queso duro blando et graines de s\u00e9same. Elle ne correspond pas \u00e0 la quesadilla mexicaine garnie de fromage.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Devant un comptoir salvadorien, le choix se joue rarement entre dix plats. Il se joue entre une galette de ma\u00efs farcie, une portion de manioc avec porc croustillant, une soupe dense ou une boisson douce \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales. La cuisine salvadorienne repose sur des produits simples, mais l\u2019\u00e9quilibre entre ma\u00efs, acidit\u00e9, fromage, piment et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":288,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"class_list":["post-287","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sur-le-pouce"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/287","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=287"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/287\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":291,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/287\/revisions\/291"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kemeat.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}