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Découvrez les saveurs authentiques de la cuisine pendjabie street food

13 septembre 2026 24 min de lecture Mis a jour 13 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • La cuisine pendjabie s’est formée dans la plaine des cinq rivières, aujourd’hui partagée entre l’Inde et le Pakistan, autour du blé, des légumineuses, des laitages et des cuissons à feu vif.
  • Les spécialités indiennes les plus connues en Europe, comme le poulet tandoori, le dal makhani ou le naan, viennent souvent d’un héritage pendjabi ou moghol.
  • Les saveurs authentiques reposent sur des critères précis : ghee, yaourt, pâte gingembre-ail, fenugrec séché, cuisson au tandoor et réduction longue des sauces.
  • La street food pendjabie ne se réduit pas aux viandes grillées : chole bhature, aloo paratha, kulcha farci, pakoras et lassi font partie des repas de rue les plus représentatifs.
  • La température, le temps de marinade et l’organisation du poste décident du résultat bien plus que la quantité d’épices ajoutée au dernier moment.

La cuisine pendjabie, une tradition culinaire née dans le pays des cinq rivières

La cuisine pendjabie vient du Pendjab historique, une région agricole traversée par cinq cours d’eau : la Sutlej, la Beas, la Ravi, la Chenab et la Jhelum. Son nom dérive du persan panj, cinq, et ab, eau. Cette géographie explique une table construite sur le blé, le lait, le beurre clarifié, les légumes-feuilles et les légumineuses plutôt que sur le riz seul.

Depuis la partition de 1947, le Pendjab est séparé entre l’Inde et le Pakistan. La frontière a changé les administrations et les pratiques religieuses, mais elle n’a pas effacé les bases culinaires communes. Les pains cuits dans un four d’argile, les currys d’oignons longuement réduits, les yaourts battus et les grillades marinées restent présents des deux côtés.

La gastronomie pendjabie est souvent assimilée à toute la cuisine indienne dans les villes européennes. C’est imprécis. L’Inde rassemble des traditions très différentes : au Tamil Nadu, le riz, le sambar et la noix de coco dominent ; au Bengale, les poissons d’eau douce et l’huile de moutarde occupent une place majeure ; au Gujarat, les préparations végétariennes peuvent jouer davantage sur le sucré-salé. Au Pendjab, le blé et les laitages structurent le repas.

Le roti quotidien est généralement préparé avec de l’atta, une farine de blé complète. Le naan, plus riche et souvent servi dans les repas festifs ou commerciaux, est un pain levé à base de farine blanche, de yaourt et parfois de levure. Cette différence compte dans l’assiette : le roti absorbe les sauces sans les alourdir, tandis que le naan apporte une mâche plus souple et une surface marquée par la cuisson vive.

Les traces archéologiques de la civilisation de l’Indus, entre environ 2500 et 1500 avant notre ère, montrent la présence de moulins, de fours en terre et de cultures céréalières dans cette vaste zone. Elles ne permettent pas de reconstituer un menu moderne, mais elles confirment l’ancienneté du lien entre cette région, les grains et les cuissons en argile. Les influences persanes puis mogholes, à partir du XVIe siècle, ont ensuite renforcé le goût pour les marinades au yaourt, les kebabs et les sauces plus travaillées.

Le tandoor illustre bien cette superposition d’héritages. Ce four cylindrique, alimenté au charbon ou au bois, travaille entre 400 et 500 °C dans ses versions traditionnelles. Le pain colle à la paroi et cuit rapidement, tandis que les brochettes de viande sont suspendues au centre. La chaleur rayonnante saisit la surface, les jus tombent sur les braises et une fumée légère remonte dans la chambre de cuisson.

Dans un format de street food, cette cuisine tient parce qu’elle offre des éléments faciles à assembler sans perdre leur identité. Un pain, une garniture de pois chiches ou de paneer, un condiment acide, un yaourt épicé et une boisson fraîche composent un repas complet. En revanche, un comptoir qui remplace systématiquement le ghee par une sauce industrielle sucrée et le pain par une galette froide ne propose plus les mêmes repères culinaires.

Le prix dépend surtout du poste de production, du travail manuel et du volume servi. En mars 2026, dans les épiceries indo-pakistanaises de Paris et de proche banlieue, un paquet de 500 g de lentilles noires entières se trouvait couramment entre 3,50 et 6 euros TTC, hors livraison et hors produits frais. Le coût du produit sec reste modéré, mais le dal makhani demande plusieurs heures de cuisson et une finition au beurre, à la crème et à la tomate.

La contrainte se trouve là. Un plat pendjabi peut sembler composé d’ingrédients ordinaires, mais la texture dépend d’un ordre de travail strict. Les épices brûlées donnent de l’amertume, les oignons insuffisamment réduits donnent une sauce aqueuse, et un pain cuit trop tôt perd son intérêt avant le service. La cuisine du Pendjab repose moins sur l’accumulation que sur une cuisson tenue jusqu’au bon point.

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Illustration générée par intelligence artificielle.

Les saveurs authentiques de la street food pendjabie passent par le tandoor et le tadka

Les saveurs authentiques de la cuisine pendjabie ne se mesurent pas à la couleur rouge d’un poulet ni à la quantité de crème dans une sauce. Elles reposent sur des gestes identifiables. Le tandoor, le tadka et le bhuna donnent chacun une structure différente aux plats, avec des températures et des durées qui ne s’improvisent pas au moment du coup de feu.

Le tandoor donne sa croûte aux pains et aux grillades pendjabies

Le poulet tandoori commence par une marinade, pas par le four. Le poulet reçoit d’abord sel et jus de citron, puis un mélange de yaourt entier, gingembre, ail, épices et matière grasse. Un repos de 6 à 24 heures au froid permet au yaourt de parfumer et d’assouplir les fibres sans donner l’effet agressif d’une marinade dominée par le vinaigre.

Le yaourt doit rester suffisamment épais pour adhérer à la viande. Un yaourt trop liquide coule, brûle dans le four et laisse une chair peu protégée. Pour une cuisson domestique, un four réglé à 280 °C avec pierre ou plaque préchauffée pendant 30 minutes donne une approche utile, mais il ne reproduit pas l’intensité d’un tandoor professionnel.

Les pains cuits sur paroi demandent une pâte bien hydratée et un four très chaud. Dans un tandoor, un naan ou un kulcha peut cuire en 60 à 90 secondes. Le danger d’un service rapide est de préparer les pains à l’avance : après quelques minutes dans une boîte fermée, la vapeur ramollit la croûte et transforme un pain vivant en support humide.

Le tadka et le bhuna construisent les sauces sans les noyer

Le tadka consiste à faire crépiter des épices entières dans du ghee ou de l’huile chaude. Cumin, graines de moutarde, fenugrec ou piment séché y restent généralement 15 à 30 secondes. Ce temps court libère les composés aromatiques, mais au-delà la graine brûle et le plat devient amer.

Le bhuna suit une logique inverse. Il faut prendre du temps. Oignons, gingembre, ail et tomates cuisent lentement jusqu’à ce que l’eau se soit évaporée et que la matière grasse remonte légèrement en surface. Cette étape peut prendre 30 à 45 minutes pour une quantité familiale, selon la largeur de la casserole et l’humidité des tomates.

Une sauce makhani bien menée n’a pas besoin d’être chargée en sucre. La tomate réduite apporte déjà une rondeur, le beurre adoucit les angles, et les feuilles de fenugrec séchées, appelées kasuri methi, donnent une note légèrement amère et herbacée. Elles sont ajoutées en petite quantité, plutôt en fin de cuisson, car leur parfum domine vite le reste.

Technique Paramètre mesurable Effet recherché Erreur fréquente au service
Cuisson tandoori 400 à 500 °C dans un tandoor traditionnel Surface saisie, chair protégée par la marinade Viande mise au four sans temps de repos
Tadka 15 à 30 secondes dans la matière grasse chaude Épices entières parfumées et nettes Épices laissées noircir dans le ghee
Bhuna 30 à 45 minutes pour une base familiale Sauce dense et concentrée Tomates ajoutées puis servies trop vite
Marinade au yaourt 6 à 24 heures au froid Texture tendre et aromatique Marinade liquide ou trop acide

Les épices ne sont pas une décoration. Le cumin apporte une note chaude et sèche, la coriandre en graines un parfum plus citronné, le curcuma une couleur et une base terreuse, tandis que le garam masala intervient surtout en finition. Le garam masala n’est pas une formule unique : sa composition varie selon les familles et les régions, même si cardamome, cannelle, clou de girofle, coriandre et poivre noir reviennent souvent.

Le ghee donne une profondeur particulière parce qu’il s’agit d’un beurre clarifié dont l’eau et une partie des protéines ont été retirées. En mars 2026, un pot de 500 g affichait généralement entre 7 et 11 euros TTC dans les commerces spécialisés franciliens, prix relevé hors promotion et hors frais de livraison. Il peut être remplacé techniquement par du beurre clarifié maison, mais une huile neutre changera le goût final.

La cuisson doit aussi respecter les règles de sécurité alimentaire. En France, le règlement européen CE n°852/2004 fixe les principes généraux d’hygiène applicables aux exploitants alimentaires. Pour la volaille, la règle pratique reste de vérifier une cuisson à cœur adaptée, d’éviter toute contamination croisée entre cru et cuit, et de consulter les recommandations officielles ainsi que les informations allergènes du produit utilisé.

Un bon plat pendjabi ne cherche donc pas à piquer sans nuance. Il construit une chaleur progressive, puis la calme avec du yaourt, du pain ou un lassi. Cette alternance explique pourquoi une assiette simple de grillade, pain et condiment peut paraître complète sans multiplier les sauces.

Quels repas de rue pendjabis goûter entre pains farcis, pois chiches et grillades

La street food pendjabie tient sur une mécanique claire : un produit chaud, une base de blé ou de légumineuses, un contraste acide et une préparation faite à la demande. Les snacks indiens les plus connus en Europe, comme le samosa ou le pakora, existent dans plusieurs régions du sous-continent. Les spécialités du Pendjab se reconnaissent davantage dans les pains généreux, les cuissons tandoori, les pois chiches épicés et les laitages qui accompagnent le repas.

Le chole bhature, un repas de rue riche qui demande une vraie cadence

Le chole bhature associe un curry de pois chiches à un pain frit gonflé. Les pois chiches sont relevés de cumin, coriandre, gingembre, ail, piment, parfois d’amchur, une poudre de mangue séchée qui apporte une acidité sèche. Le bhature est fabriqué avec une pâte fermentée, puis plongé dans l’huile chaude jusqu’à ce qu’il gonfle et forme une poche d’air.

Ce plat supporte mal l’attente. Le pain frit perd rapidement son croustillant et le curry épaissit à mesure qu’il attend en bac chaud. Dans un point de vente, il faut séparer les gestes : pâte préparée et portionnée avant le service, pois chiches maintenus à température, friture réservée aux dernières secondes.

Une friteuse de 2 x 8 litres ne permet pas de lancer indéfiniment des pains, des pakoras et des pommes de terre dans le même bain sans dégrader l’huile. En cadence continue, elle peut sortir environ 60 portions standard par heure selon le grammage, le temps de récupération et la charge du panier. Au-delà, les produits pâlissent, absorbent plus de gras et le service ralentit au mauvais moment.

Le kulcha d’Amritsar et l’aloo paratha montrent la place du blé

L’amritsari kulcha est un pain levé farci, souvent de pomme de terre, oignon, coriandre et épices. Il est associé à la ville d’Amritsar, dans le Pendjab indien, puis cuit au tandoor jusqu’à obtenir une face gonflée et marquée. Il s’accompagne volontiers de chana masala, de raita et d’oignons crus au citron.

L’aloo paratha appartient davantage au quotidien. La pomme de terre assaisonnée est enfermée dans une pâte de blé, puis le disque est étalé et cuit à la poêle avec une fine quantité de ghee. La farce doit être sèche. Une préparation trop humide casse la pâte, colle au plan de travail et rend le paratha difficile à cuire régulièrement.

  • Le paneer tikka utilise du fromage frais indien mariné au yaourt puis grillé, avec une texture ferme qui résiste mieux au feu qu’un fromage fondant.
  • Les seekh kebabs sont des brochettes de viande hachée assaisonnée, moulée autour d’une broche avant cuisson, ce qui impose un mélange suffisamment lié pour ne pas tomber dans le four.
  • Les pakoras sont des légumes enrobés d’une pâte de farine de pois chiches, frits et servis immédiatement avec un chutney à la menthe ou au tamarin.
  • Le sarson da saag associe traditionnellement feuilles de moutarde et épinards, longuement cuits, avec un pain de maïs appelé makki di roti.
  • Le dal makhani repose sur des lentilles noires entières et des haricots rouges cuits très longtemps, puis finis avec tomate, beurre et crème.

Le dal makhani ne correspond pas au format le plus rapide si tout est préparé au dernier moment. Les lentilles noires entières demandent une longue cuisson, traditionnellement de 8 à 24 heures sur feu doux. Un autocuiseur réduit ce temps, mais il ne dispense pas d’une finition lente pour obtenir une texture liée sans farine ni épaississant artificiel.

En mars 2026, dans les commerces spécialisés d’Île-de-France, la farine atta en sac de 5 kg se vendait souvent entre 8 et 14 euros TTC, prix observé hors promotion et hors livraison. Ce prix ne dit pas ce que coûte un kulcha servi : il faut ajouter les pommes de terre, les aromates, le ghee, l’énergie du four, l’emballage, le temps de façonnage et les pertes de pâte.

Le sandwich au naan appartient à une évolution plus récente du repas de rue. Il reprend le pain tandoori comme support d’une garniture de poulet, paneer ou légumes grillés. C’est un format efficace pour manger debout, mais il faut conserver une règle simple : une garniture chaude et assez sèche, sinon le naan se déchire et le client reçoit une sauce qui coule plus qu’un sandwich.

Le prix affiché d’un repas de rue ne devrait jamais faire oublier le poids de la main-d’œuvre. Un kulcha farci demande pétrissage, repos, garnissage, fermeture, étalage et cuisson. Quand un comptoir vend le même produit à bas prix, il peut s’appuyer sur du volume, une pâte produite en avance ou une portion réduite. Ce n’est pas automatiquement mauvais, mais ce n’est pas le même produit ni le même temps de fabrication.

La force de ces repas de rue vient de leur capacité à nourrir sans empiler des ingrédients coûteux. Les pois chiches, la farine et les pommes de terre apportent la satiété. Les épices, le citron, le chutney et le yaourt empêchent l’ensemble de devenir plat ou lourd.

Pourquoi le butter chicken et le dal makhani racontent l’histoire moderne du Pendjab

Le butter chicken, ou murgh makhani, est devenu l’un des plats les plus exportés de la cuisine pendjabie. Son histoire moderne est liée aux déplacements provoqués par la partition de 1947. Des cuisiniers pendjabis réfugiés à Delhi ont développé des façons de valoriser le poulet tandoori déjà cuit en le réchauffant dans une sauce de tomate, beurre, épices et crème.

Cette origine explique le caractère hybride du plat. Le tandoor renvoie aux cuissons du Nord-Ouest indien et aux traditions de grillade. La sauce onctueuse porte aussi l’influence de la cuisine moghole, développée sous les empires musulmans entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Il ne s’agit pas d’une recette rurale immobile depuis des siècles, mais d’une création urbaine issue d’une histoire de migrations et de restauration.

Le butter chicken se reconnaît à l’équilibre de la sauce, pas à son excès de crème

La base commence par du poulet mariné et cuit, puis une sauce où l’oignon, l’ail, le gingembre et la tomate ont été travaillés. Le beurre apporte de la rondeur, la crème réduit l’acidité, et le kasuri methi marque la finition. Une version trop sucrée ou remplie de crème peut plaire à certains palais, mais elle masque le caractère fumé de la viande et la vivacité de la tomate.

Dans un service de restauration rapide, la sauce ne doit pas bouillir longtemps avec les morceaux déjà cuits. Le poulet tandoori peut devenir sec si on le laisse attendre dans une sauce très chaude. Une organisation propre consiste à maintenir la sauce séparément, puis à finir une portion à la commande lorsque le volume le permet.

Le chicken tikka masala, très présent au Royaume-Uni, est proche mais ne doit pas être confondu systématiquement avec le butter chicken. Il est largement associé à la diaspora sud-asiatique britannique et à une sauce tomate-crème adaptée aux habitudes locales à partir des années 1970. Les cartes européennes mélangent souvent les noms, ce qui efface les trajectoires culinaires réelles.

Le dal makhani prouve que la tradition végétarienne pendjabie est centrale

Le dal makhani associe sabut urad dal, des lentilles noires entières, et haricots rouges. Après une cuisson longue, le mélange devient dense, lisse et sombre. Beurre, crème et tomate sont ajoutés en quantité maîtrisée, non pour recouvrir le goût des légumineuses, mais pour lier la sauce et adoucir la note légèrement terreuse des lentilles.

La dimension végétarienne de la gastronomie pendjabie ne doit pas être traitée comme une option secondaire. Dans les langar, repas communautaires gratuits associés aux gurdwaras sikhs, les menus sont végétariens afin de pouvoir être partagés par le plus grand nombre. Le Temple d’Or d’Amritsar sert couramment entre 50 000 et 100 000 repas par jour, et ce chiffre peut monter beaucoup plus haut lors de grandes fêtes, selon les communications de l’administration du sanctuaire.

Ces repas reposent sur des préparations faites en grande quantité : dal, légumes, roti, riz et parfois dessert lacté. L’organisation est aussi importante que la recette. Cuire pour des milliers de personnes suppose une chaîne de lavage, de découpe, de cuisson, de distribution et de nettoyage. La générosité n’a rien d’abstrait lorsqu’elle passe par cette discipline collective.

En mars 2026, dans le commerce spécialisé parisien, le paneer frais conditionné de 250 g se situait souvent entre 3,50 et 5,50 euros TTC, hors livraison et selon la marque. Ce fromage frais peut remplacer la viande dans un tikka ou un curry, mais son coût portionné peut dépasser celui des légumineuses. Un plat végétarien n’est donc pas automatiquement moins cher à produire si le paneer et les produits laitiers sont utilisés en quantité.

Le palak paneer, mélange d’épinards réduits et de cubes de paneer, est un autre repère utile. Il faut blanchir ou cuire les feuilles juste assez pour conserver une couleur franche, puis mixer sans transformer le tout en soupe. Les cubes de fromage peuvent être poêlés rapidement, mais une coloration excessive les durcit et les empêche d’absorber la sauce.

Les plats végétariens pendjabis fonctionnent parce qu’ils ne tentent pas d’imiter la viande à tout prix. Le dal apporte une texture crémeuse, le paneer une mâche laitière, les pois chiches de la densité et les légumes-feuilles une note végétale plus directe. Cette variété rend le repas cohérent avec un roti, un raita et un chutney.

Pour cuisiner à domicile ou produire en petite série, la règle sanitaire reste la même : refroidir rapidement les préparations destinées à être conservées, maintenir la chaîne du froid et vérifier les allergènes. Le règlement CE n°1169/2011 encadre l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, notamment pour les allergènes. L’application concrète dans un établissement doit être validée avec les services compétents ou un professionnel de l’hygiène.

Les boissons locales et les condiments qui équilibrent les épices pendjabies

Les boissons locales du Pendjab ne servent pas seulement à accompagner le repas. Elles règlent le niveau de gras, de piquant et d’acidité. Un lassi frais face à un chole bhature, un chutney à la menthe à côté d’un kebab ou des oignons citronnés avec un kulcha ont chacun une fonction précise dans l’équilibre du plat.

Le lassi rafraîchit les plats puissants sans effacer leurs épices

Le lassi est préparé avec du yaourt battu, de l’eau et du sel dans sa version namkeen, ou avec du sucre dans sa version douce. Le mango lassi, très répandu en Europe, est une variation fruitée plus proche d’une boisson-dessert. Le lassi salé est souvent plus adapté à un repas riche, car il apporte de la fraîcheur sans ajouter une charge sucrée.

Le yaourt ne neutralise pas totalement le piquant, mais les matières grasses et les protéines laitières contribuent à réduire la sensation de brûlure de la capsaïcine. C’est une raison pratique, pas un argument de santé. Une personne allergique au lait ou suivant un régime végétalien doit vérifier la composition et choisir une alternative adaptée, sans supposer qu’un lassi contient automatiquement les mêmes ingrédients d’un comptoir à l’autre.

En mars 2026, une bouteille de 1 kg de yaourt nature entier destiné à la restauration ou aux familles se trouvait couramment entre 2,80 et 4,50 euros TTC en grande surface francilienne, hors promotion et hors livraison. Ce prix couvre le produit conditionné, mais pas les fruits, le sucre, les gobelets, la glace ni le temps de mixage nécessaires à une boisson vendue au comptoir.

Le masala chai appartient aussi au paysage pendjabi. Thé noir, lait, sucre, gingembre et épices y mijotent ensemble. La cardamome donne une note fraîche, le gingembre apporte un relief plus sec, tandis que cannelle et clou de girofle doivent rester en arrière-plan. Une casserole tenue trop longtemps sur feu fort donne un goût tannique qui ne se corrige pas avec plus de sucre.

Les chutneys, pickles et salades empêchent le repas de devenir lourd

Le chutney de menthe et coriandre apporte une fraîcheur végétale aux grillades et aux fritures. Le tamarin ajoute une acidité plus sombre et souvent une douceur. Les pickles, appelés achar, concentrent au contraire le sel, l’acidité et le piment dans de petites portions. Ils sont des condiments, pas une garniture à servir par poignée.

Les oignons rouges émincés avec citron, sel et piment vert jouent un rôle direct dans les repas de rue. Ils coupent le gras d’un kebab ou d’un pain farci. Une salade de concombre et yaourt, appelée raita, apporte plus de douceur et convient mieux aux plats dont le piment est déjà présent dans la sauce.

La poudre de mangue séchée, l’amchur, donne une acidité sèche au chana masala. Elle ne se remplace pas exactement par du citron, car le citron apporte aussi du jus et une note fraîche. En dépannage, le jus de citron peut être utilisé en quantité réduite et ajouté tardivement, mais l’équilibre changera. C’est le type de détail qui sépare une adaptation correcte d’une copie sans relief.

Les boissons fermentées ou épicées existent aussi dans la région. Le jaljeera mélange eau, cumin, menthe et parfois tamarin. L’aam panna est préparé à partir de mangue verte cuite puis assaisonnée de sucre et de sel. Pendant les fortes chaleurs, ces boissons répondent à un contexte climatique précis : les températures estivales peuvent dépasser 45 °C dans les plaines du Pendjab.

Un comptoir qui propose ces boissons doit surveiller le poste froid. Le yaourt, les glaçons, les fruits mixés et les herbes fraîches sont des produits sensibles. La réglementation européenne CE n°852/2004 impose aux professionnels de mettre en œuvre les procédures d’hygiène adaptées à leur activité. Les températures de conservation, le nettoyage du blender et la gestion des préparations entamées doivent être consignés dans un plan de maîtrise sanitaire construit pour l’établissement concerné.

Les condiments donnent aussi une lecture plus juste de la cuisine pendjabie. Sans eux, on retient le beurre, la crème et les grillades. Avec eux, on comprend la place de l’acide, du cru, de l’amer léger et de la fraîcheur dans une cuisine qui ne cherche pas seulement la puissance.

FAQ sur la cuisine pendjabie et la street food indienne

Quelle différence existe entre un naan et un chapati ?

Le naan est généralement un pain levé préparé avec de la farine blanche, du yaourt et parfois de la levure, puis cuit au tandoor. Le chapati, aussi appelé roti, est un pain non levé à base de farine complète atta, cuit à la poêle ou sur une plaque chaude. Le naan est plus riche et plus courant dans les repas festifs, tandis que le roti appartient davantage au quotidien.

Le butter chicken est-il bien une spécialité pendjabie ?

Le butter chicken moderne est lié à des cuisiniers pendjabis installés à Delhi après la partition de 1947. Il associe du poulet tandoori à une sauce tomate, beurre, crème et fenugrec séché. Les versions internationales sont souvent plus douces et plus crémeuses que les préparations historiques.

Peut-on préparer une cuisine pendjabie sans tandoor ?

Oui. Le dal, les pois chiches, les parathas et de nombreux currys se préparent dans une casserole ou une poêle. Pour les grillades et les naans, un four à 280 °C avec pierre préchauffée ou un barbecue couvert donne un résultat différent, mais cohérent si la marinade et la cuisson sont bien maîtrisées.

Quels allergènes faut-il surveiller dans les plats pendjabis ?

Le lait est fréquent dans le ghee, le beurre, la crème, le yaourt, le paneer et le lassi. Le gluten est présent dans les naans, rotis, parathas et kulchas à base de blé. Les fruits à coque peuvent apparaître dans certaines sauces ou desserts. La composition doit être vérifiée auprès du préparateur, conformément aux exigences d’information prévues par le règlement UE n°1169/2011.